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“Il fallait le faire soi-même, et revendiquer sa liberté face aux convenances, jusqu’à se moquer du bon goût.” - Richard Hell
Au 77 rue Charlot, dans le Marais, vous frôlez la cultured delinquency. Vous révisez vos classiques dans le désordre, un vinyle punk sur la platine et un verre de saké à la main. Ici, on prend des airs de mauvaise fréquentation, les remords c'est pour les autres.
Votre meneur de bande ? Henri Levy, fondateur d'Enfants Riches Déprimés. Un certificat de naissance, choisi pour décrire son propre milieu, celui d'une éducation privilégiée. La marque naît en 2012, entre Los Angeles et Paris, sur une contradiction incarnée, du punk pour gens riches, ce qu'il a lui-même appelé du nihilistic luxury. L'exclusion est sa matière première. Reste une image, celle d'enfants en uniforme, badges punk et cigarette au bec, dans un pensionnat suisse dont il a été renvoyé, et dont il a plus tard récupéré le blason pour un sweat.
Si tu veux faire partie de la bande, rendez-vous au 77. Tu y trouveras des Hanuman Books, des Semina de Wallace Berman, des vinyles noise et post-punk en pressage original, et des livres ayant appartenu à Tom Verlaine. Au bar : saké, vins nature, et du caviar servi avec des chips. Assis dans un fauteuil de Charlotte Perriand. Old money gone wrong.
FOOTNOTES
Écouter Blank Generation, Richard Hell & The Voidoids, 1977
Écouter Kingdom Come, Tom Verlaine, 1979
Lire Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée…, Christiane F., Kai Hermann & Horst Rieck, 1978 - Note aux lecteurs sensibles : drogues, prostitution, violences sexuelles.
Art Cy Twombly