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Quel objet de désir à bien pu faire déborder le coeur de Cécilia Mergui, collectionneuse passionnée d'Art déco, pour réveiller la maison Bienaimé ? Chineuse du web, elle tombe par hasard sur un intrigant poudrier. Il est rechargeable. Elle remonte alors le fil de son histoire, rachète la marque en 2019 et la fait renaître en 2021.
L’histoire commence pourtant en 1935, lorsque le chimiste et parfumeur Robert Bienaimé, ancien dirigeant de la maison Houbigant, fonde sa propre maison. Dès ses débuts apparaissent parfums, poudres, rouges à lèvres, crèmes et vernis, dans des écrins travaillés comme de véritables objets de coiffeuse. Parmi ses premières fragrances figurent La Vie en Fleurs, Fleurs d’Été et Vermeil, dont les noms traverseront presque un siècle. Après la mort du parfumeur en 1960, la maison est mise en sommeil.
Cécilia et son équipe reprennent aujourd’hui le vocabulaire délicieusement poudré de la beauté des années 1930, iris, violette, rose, héliotrope, baumes, savons et bougies, en l’adaptant aux usages contemporains. Les parfums historiques ont été retravaillés pour des sensibilités olfactives actuelles, tandis que les flacons sont conçus pour être remplis à nouveau et les boîtes réutilisées. Le flacon de Vermeil, par exemple, est fabriqué en Normandie par une manufacture labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant et peut être rechargé.
Mes coups de cœur : le briquet Bienaimé, métal doré et corps marbré, joli alibi pour allumer la flamme de … L'Heure Tendre, par exemple ? Le pamplemousse croise le néroli, le jasmin et la vanille dans hall du Grand Hotel en 1932. À emporter : le vaporisateur de sac, dans son étui en cuir.
FOOTNOTES
ART Tamara de Lempicka, artiste peintre polonaise
Portraits de femmes sculpturales, mondaines et indépendantes, aux lignes géométriques devenues emblématiques de l’Art déco.
Film Grand Hotel, Edmund Goulding, 1932
Greta Garbo, Joan Crawford et un palace berlinois monumental : tout le glamour Art déco réuni dans un même hall d’hôtel.