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Pauline Darris avait trois ans lorsqu’elle commence à dessiner des sacs dans ses carnets une obsession familiale peut-être, puisque son arrière-grand-mère réalisait déjà des gravures de mode. À six ou sept ans, elle réclame des cours de peinture et passe alors ses mercredis, petite fille au milieu d’une assemblée de sexagénaires, à apprendre à regarder et à dessiner. Quelques années plus tard, elle se spécialise dans l’accessoire et le cuir, remporte un concours organisé par Delage en 2012 et fait un détour assez inattendu par Harley-Davidson, pour qui elle dessine des blousons en cuir. Darris apparaît une première fois en 2015, avant que Pauline ne réinvente sa maison dix ans plus tard avec une idée plus précise de ce qu’elle veut garder : des lignes architecturales, une anse graphique reconnaissable, des cuirs pleine fleur italiens et une fabrication au Portugal.
Ses références viennent d’ailleurs volontiers d’un autre rayon que celui des sacs : architecture, décoration, mobilier et tapisseries des années 1950 et 60 nourrissent ses recherches. Et puisque l’histoire semble aimer lui donner un petit coup de pouce, sa première boutique permanente arrive presque par accident. Après plusieurs pop-ups dans le Marais, une cliente vient acheter un sac et lui apprend qu’elle possède justement un local rue Caffarelli sur le point de se libérer. Pauline visite, réfléchit peu, fait un mois de travaux et s’installe.
Taste
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