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Avant Margaret Mae, il y avait un jardin dans le nord du Danemark. Un rosier grimpant appelé Margaret Mae y poussait dans la maison familiale de Nathalie Schydlowsky ; quelques années plus tôt encore, son grand-père géologue lui avait transmis sa fascination pour les pierres à travers ses voyages et ses histoires du Groenland. Lorsqu’elle fonde sa maison de joaillerie à Paris en 2025, après une dizaine d’années passées dans la mode et le luxe, notamment chez Vogue US et Balenciaga, Nathalie rassemble naturellement ces morceaux de biographie. Mae vient de la rose de son enfance ; Margaret fait également écho à Margrethe II, reine du Danemark et figure culturelle qu’elle admire pour son esprit libre.
Quant aux bijoux, ils conservent quelque chose des paysages racontés par son grand-père : la lumière froide du Nord, la glace, la pluie, les aurores boréales et, évidemment, les diamants. L’univers scandinave rencontre pourtant une exécution très parisienne : Margaret Mae travaille avec un atelier européen habitué aux exigences des grandes maisons de la place Vendôme et s’amuse à désacraliser le précieux, en mêlant notamment or et argent ou en faisant entrer les diamants dans des formes familières comme la chevalière et le dog tag.
Une joaillerie moins intimidante que personnelle, dont le nom ressemble finalement à un petit arbre généalogique : une reine pour l’allure, une rose pour le souvenir et quelques diamants hérités, au moins symboliquement, d’un grand-père géologue.
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