Peut-on considérer l’excès comme une forme de savoir-vivre ? Rendez-vous avec J.J Martin et Luchino Visconti.

La DoubleJ était un magazine en ligne qui vendait du vintage. J.J. Martin lance le projet à Milan en 2015, puis transpose deux ans plus tard son obsession pour les imprimés italiens sur la table. La première collection mélange sans complexe illustrations du XVIIIᵉ siècle et géométriques seventies puisés dans les archives de Mantero. Aujourd’hui, les porcelaines sont fabriquées chez Ancap à Vérone, cuites à exactement 1 410 °C et, pour beaucoup, terminées à la main d’un filet d’or 18 carats.

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À table, comme en amour, il faut savoir varier les plaisirs. Au départ, J.J. Martin ne voulait même pas créer une marque de mode. Journaliste américaine installée à Milan, elle lance La DoubleJ en 2015 comme un magazine shoppable consacré aux femmes créatives de la ville, auquel elle ajoute une sélection de vêtements et bijoux vintage.

Les imprimés anciens deviennent rapidement son obsession et, en 2017, ils quittent les robes pour gagner la salle à manger. Pour sa première collection de table, J.J. fouille notamment les archives de la maison de soieries Mantero, où elle fait cohabiter des motifs séparés parfois par deux siècles, illustrations du XVIIIᵉ, fleurs rétro, géométriques des années 1970.

DoubleJ conseille aujourd’hui encore de mélanger ses porcelaines imprimées avec les assiettes blanches que l’on possède déjà . J.J. elle-même dresse ses créations avec les couverts vintage de ses grands-parents.

Derrière ce joyeux désordre, la fabrication est beaucoup plus disciplinée. Les porcelaines sont réalisées à Vérone par Ancap, manufacture fondée en 1964 : elles passent au four à précisément 1 410 °C avant que des artisans ne viennent, sur de nombreux modèles, appliquer à la main leur bordure en or 18 carats. Les verres de la maison sont, eux, soufflés à Murano par Salviati.

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