Annelise Michelson fait au métal ce que Madeleine Vionnet faisait au tissu.
Avant de faire des bijoux, Annelise Michelson s’est formée à la couture. En 2012, pour sa première collection Drapée, elle prend une cire et l’enroule comme un morceau de tissu avant de la transformer en métal. Le geste ne l’a plus vraiment quittée : bagues, manchettes et chokers conservent les plis et le mouvement d’une étoffe que l’on aurait soudain figée autour du corps. Autodidacte en sculpture, elle travaille encore aujourd’hui la cire, l’argent, le bronze ou le marbre directement avec ses mains. Vionnet avait le biais, Michelson a le métal.


