Annelise Michelson fait au métal ce que Madeleine Vionnet faisait au tissu.

Avant de faire des bijoux, Annelise Michelson s’est formée à la couture. En 2012, pour sa première collection Drapée, elle prend une cire et l’enroule comme un morceau de tissu avant de la transformer en métal. Le geste ne l’a plus vraiment quittée : bagues, manchettes et chokers conservent les plis et le mouvement d’une étoffe que l’on aurait soudain figée autour du corps. Autodidacte en sculpture, elle travaille encore aujourd’hui la cire, l’argent, le bronze ou le marbre directement avec ses mains. Vionnet avait le biais, Michelson a le métal.

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il y avait déjà beaucoup de sculptures dans la maison de son enfance : de l’onyx rose, des marbres noirs et les œuvres que collectionnait sa mère, chanteuse lyrique. Elle apprend d’abord la couture, mais lorsqu’elle imagine sa collection Drapée en 2012, elle emporte manifestement avec elle quelques réflexes du vêtement. Son point de départ est presque littéral : une cire qu’elle enroule comme un tissu. Une fois coulée en métal, l’étoffe imaginaire conserve ses plis, son mouvement et cette impression troublante de souplesse, la bague, la manchette ou le choker sont drapés directement sur la peau.

La créatrice poursuivra ensuite ce dialogue entre matières bien au-delà du bijou, travaillant aussi le bronze, la pierre de Lecce ou le marbre de Carrare et façonnant ses formes directement à la main. Elle dit d’ailleurs aimer le marbre et l’albâtre comme d’autres aiment les émeraudes et les rubis. Ses bijoux, eux, sont toujours fabriqués en petites séries dans des ateliers de la région parisienne, où ils sont fondus, polis puis dorés.

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Annelise Michelson · Paris · Drapée · Madeleine Vionnet · The art of draping · Couture meets jewelry · Fabric into metal · Wax like fabric · Frozen folds · Metal in motion · Sculpture to wear

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