Un été au Maroc : le parfum de ses oncles, les galons de sa grand-mère et l’idée d’un vestiaire.

NITAH porte le nom d’Anna Benitah, la grand-mère marocaine de sa fondatrice Élise Dupuy. De ses gestes de couturière, la maison retient le goût du détail et une élégance à la croisée des cultures : coupes françaises, sfifa, sabra et savoir-faire marocains.

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Avant NITAH, il y avait Anna Benitah. Couturière marocaine et grand-mère maternelle d’Élise Dupuy, elle dessinait ses patrons, choisissait ses boutons et ses galons, repassait et confectionnait elle-même ses vêtements. Élise, enfant, passait des heures à l’observer. Pour Anna, élevée dans un environnement traditionnel et religieux, la couture était aussi une manière de regarder ailleurs : elle puisait dans la mode occidentale pour imaginer sa propre garde-robe et gagner une forme d’indépendance.

Des années plus tard, un voyage au Maroc fait remonter ces souvenirs. Élise se rappelle le parfum de ses oncles, leurs marcels portés sous des chemises cintrées, les tissus traditionnels et les galons manipulés autrefois par sa grand-mère. NITAH naît de ce va-et-vient entre deux cultures plutôt que de leur opposition.

Dans les collections, le vestiaire contemporain rencontre ainsi des détails empruntés au vêtement marocain, notamment la sfifa, ce galon traditionnel du caftan, ou le sabra. La maison travaille également autour de la maille faite main et de savoir-faire répartis entre la France et le Maroc.

Le nom de famille s’est effacé, mais le prénom est resté : NITAH.

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Anna Benitah · Morocco · Héritage familial · Grandmother’s sewing room · Sfifa · Sabra · Caftan details · French-Moroccan style

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