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Avant Mesures, Guillaume Castaignet avait une idée assez précise du bar qu’il aimerait ouvrir un jour : un endroit où il pourrait servir des cocktails tout en passant des disques et en écoutant du jazz. Avec le musicien Benoît de Bonnefamille, il trouve son modèle du côté du Japon et de ses jazz kissa, ces cafés où l’écoute de la musique est une activité à part entière. Mesures ouvre rue de Saintonge en 2024, quelque part entre bar à cocktails parisien et listening room tokyoïte.
Un système hi-fi entièrement analogique accompagne une programmation qui peut commencer par du jazz, japonais ou non, avant de glisser vers la soul, le funk ou le disco à mesure que la soirée avance. Derrière le comptoir, les cocktails côtoient une sélection d’une vingtaine de sakés, servis au verre, en carafe ou à la bouteille.
En 2026, Mesures figure notamment à la 5e place du classement des meilleurs bars de France établi par 549 professionnels du secteur.
L’histoire de Guillaume avec le cocktail avait pourtant commencé presque par hasard. Arrivé dans le métier sans véritable culture du cocktail, il se forme auprès de ses premiers employeurs, qui lui offrent des livres et l’emmènent goûter des verres après le service. Des années plus tard, certains participeront au financement de Mesures : jolie manière de boucler la boucle.
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Lost in Translation · Tokyo after dark · Jazz kissa · Listening bars · Rue de Saintonge · Japanese jazz · Analog sound · Vinyl only