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Je pense que beaucoup d’entre nous vivent une vie qu’ils n’ont jamais vraiment choisie. On nous abreuve de mots tels que « compromis », « réalisme », « bon sens », « lâcher-prise », « acceptation », « ce n'est pas si mal », « on ne peut pas tout avoir ». Rien de condamnable là-dedans, je tiens à le dire.
Ces mots sont de petites boîtes, commodes et bien fermées, où l'on range tout ce qu'on n'ose pas dire. Les doutes, les peurs, les ambitions, les blessures anciennes. On empile, et l'on appelle ça de la sagesse.
Mais que faire quand les boîtes sont pleines ? On prend de la hauteur. À 1 100 mètres d'altitude, dans le village de Valdeblore, l'Auberge de la Roche cultive l'hospitalité montagnarde : peu de chambres, beaucoup de nature, bien manger et bien dormir. À cette altitude, les petites boîtes s'ouvrent d'elles-mêmes. On trie. Ce qui vient des autres, on le laisse là. Ce qui est à nous, on le reprend. Reste une poignée d'idées bien à soi. C'est peu, et suffisant.
Pour la petite histoire …
Le séjour pour deux comprend la nuit, le dîner « Carte Blanche », le petit-déjeuner et surtout l’accès à l’espace de bains extérieur, ouvert toute l’année : deux bains, l’un chaud et l’autre froid, un sauna et un petit salon chauffé au poêle à bois. Le tout est actuellement proposé à 515 € en chambre ou 550 € en suite pour deux personnes. Le lendemain, la maison peut même préparer un pique-nique à emporter pour prolonger la journée dans le Mercantour.
À table, les chefs Louis-Philippe Riel et Lea Widmer travaillent au plus près de leur territoire. La cuisine suit les arrivages des producteurs, éleveurs et fermes alentour ainsi que le potager de l’auberge en été.