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Stockholm, 2012. Paulina Liffner von Sydow cherche le sac qu’elle aimerait porter et ne le trouve pas. Les modèles qui l’entourent lui semblent soit trop classiques, soit trop marqués par les tendances et les logos. Elle décide donc de dessiner les siens et fonde Liffner, avec l’ambition de proposer une autre lecture du sac de luxe.
La Suédoise n’arrive pourtant pas tout à fait étrangère à la mode. Avant de lancer sa maison, elle travaille notamment dans la communication et les relations publiques du secteur. Mais plutôt que de reproduire les codes des grandes maisons qu’elle connaît, elle choisit Stockholm comme point de départ et développe progressivement un vocabulaire plus personnel : lignes épurées, proportions parfois inattendues, détails sculpturaux et surtout très peu de signes extérieurs permettant d’identifier immédiatement la marque.
Liffner appelle cette approche « expressive minimalism ». Une formule qui résume assez bien le paradoxe recherché : hériter de la sobriété du design scandinave tout en refusant que minimalisme signifie effacement.
La Suède dessine, mais l’Italie fabrique. Les collections sont produites en petites séries dans un atelier familial près de Florence, où le travail du cuir et la tradition maroquinière italienne viennent donner matière aux silhouettes imaginées à Stockholm.
Depuis, la maison s’est développée sans abandonner ce positionnement relativement à contre-courant : construire une identité reconnaissable sans transformer son nom en motif.
Taste
Stockholm · 2012 · Paulina Liffner von Sydow · Expressive minimalism · Scandinavian design · Florentine craftsmanship · Small-batch leather goods