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Avant Marcia, Emma Reynaud a été danseuse classique, mannequin puis styliste ; lorsqu’elle lance sa maison en 2018, elle cherche justement des vêtements capables de suivre le corps plutôt que de le contraindre. La première Tchikiboum pousse assez loin l’exercice : une robe seconde peau dont les découpes courent le long des hanches, créant ce qu’Emma décrit comme un décolleté déplacé ailleurs que sur la poitrine. Elle-même n’est pourtant pas certaine de son idée et imagine d’abord la robe portée sur un pantalon. Jusqu’au soir où une amie l’enfile sans rien dessous, sort avec, puis publie la silhouette sur Instagram.
Les demandes arrivent, Emma met le modèle en vente et la rupture de stock suit, sa toute première cliente est Harley Weir, alors qu’elle s’attendait plutôt, raconte-t-elle, à vendre sa première robe à une cousine.
Le reste devient rapidement une petite affaire de cinéma et de filles cool : Leïla Bekhti et Adèle Exarchopoulos posent pour les premiers lookbooks, puis Tchikiboum apparaît sur Emily Ratajkowski, Jill Kortleve ou Mica Argañaraz.
Le nom de la maison vient, lui, de Marcia Baïla des Rita Mitsouko et de cette scène française des années 1980 qu’Emma associe à une féminité libre et subversive. Les jerseys sont aujourd’hui réalisés en ECONYL, un nylon régénéré, et confectionnés en France.
Taste
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