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De l’extérieur, presque rien : une façade noire, un signe doré, juste assez pour donner l’impression qu’il faudrait connaître quelqu’un pour entrer. À l’intérieur, Ojii change immédiatement de scénario. Murs vermillon, loupe de bois, miroirs texturés, chandeliers et petits boxes où les conversations semblent pouvoir durer plus longtemps que prévu. Arthur Cohen et Olivier Leone ont imaginé l’adresse avec l’architecte Will McGrath comme un cocon nocturne inspiré des intérieurs spectaculaires des années 1960 et 1970.
Même les appliques ont leur histoire. Olivier Leone est parti de bagues dessinées par Jenna Kaes, inspirées des gardiens des tombes chinoises antiques, pour les transformer en masques de bronze éclairant les murs. À l’entrée, un ikebana rappelle le Japon ; quelques mètres plus loin, le décor pourrait tout aussi bien appartenir à un club parisien dont on aurait perdu l’adresse en 1974.
Dans l’assiette, Yuji « Taku » Mikuriya poursuit le jeu avec un Japon nettement moins sage : toro ikejime et caviar, soba à la crème coiffées d’œufs d’esturgeon, anguille teriyaki travaillée avec ail noir, umeboshi et shiso. Ojii n’a d’ailleurs jamais vraiment été pensé comme une retraite zen. Olivier Leone le décrivait plutôt comme une sorte de « Caviar Kaspia en version nippone ».
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Saint-Germain after dark · Tokyo by night · Rue Perronet · Vermillon · Seventies interiors · Candlelight · Secret clubs · Toro & caviar · Soba à la crème