La filature d’une working girl en allure Officine Générale.

8 h 45. Une working girl quitte son appartement en Officine Générale. 13 h 10. Elle déjeune avec un homme dont nous ne connaîtrons jamais le nom. 19 h 30. Elle commande un deuxième verre. Alors que la working girl et le power dressing reprennent du service cet hiver, Officine Générale avait quelques longueurs d’avance : les femmes réclamaient déjà à Pierre Mahéo les costumes qu’il dessinait pour les hommes. En 2017, il finit par les écouter.

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Pierre Mahéo connaît bien ce genre de vestiaire qui traverse une journée sans avoir besoin d’en changer. Son goût du tailoring vient en partie de ses deux grands-pères : l’un était tailleur et vivait en costume-cravate, l’autre ostréiculteur et portait du denim délavé. Officine Générale naît à Paris en 2012.

Au départ, pourtant, cette histoire était exclusivement masculine. Jusqu’à ce que les femmes commencent à réclamer les mêmes pantalons, les mêmes vestes, la même nonchalance. En 2017, une journaliste de Vogue suggère à Mahéo de créer enfin une collection pour elles. Cinq semaines plus tard, l’invitation au premier défilé femme était envoyée. Pourquoi attendre davantage ?

Presque dix ans plus tard, la mode semble lui donner raison. Cet hiver, carrures affirmées, pantalons de tailleur et power dressing remettent la working girl au premier plan. Chez Officine Générale, difficile pourtant de parler de comeback : Mahéo continue de défendre un vestiaire pensé pour durer davantage qu’une saison, avec cette frontière volontairement floue entre masculin et féminin.

Finalement, notre working girl pourrait bien rentrer après minuit sans avoir changé de tenue. Même tailleur, autre lumière.

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Power dressing · Paris, 8:45 AM · Masculin-féminin · Pierre Mahéo · Rive Gauche · Perfect tailoring · Borrowed from the boys · Mysterious lunch dates

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