Il restait dix hectares au Château Montrose. Charlotte Bouygues y a planté notre skincare.

Au Château Montrose, Second Grand Cru Classé de Saint-Estèphe, une parcelle était restée en prairie pour une raison contre-intuitive : trop fertile pour la vigne. Charlotte Bouygues, fille d’Olivier Bouygues, décide d’en faire autre chose. Après trois ans chez L’Oréal à New York et près de dix ans à mûrir son envie d’entreprendre dans la beauté, elle transforme ces terres familiales en Dix Hectares : plantes cultivées en agriculture régénératrice, actifs extraits sur place et soins formulés dans le laboratoire du domaine. Les grands crus gardent les graves. Notre peau récupère la prairie.

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Philosophie saisonnière de Dix Hectares :

  • Une Crème Regard Automne-Hiver en octobre, c'est de la skincare.

  • Une Crème Printemps-Été en mai, c'est de la skincare.

  • Changer de crème au rythme des saisons, c'est de la skincare.

  • Récolter le seigle et l'orge avant l'hiver, c'est de la skincare.

  • Laisser la terre se reposer quand il fait froid, c'est de la skincare.

  • Cueillir une plante au sommet de sa floraison, c'est de la skincare.

  • La congeler moins de six heures après la cueillette, c'est de la skincare.

  • Laisser la consoude fermenter dans l'huile de noisette, c'est de la skincare.

  • Faire pousser ses actifs sur dix hectares, c'est de la skincare.

  • Cultiver sa peau comme un jardin, c'est de la skincare.

  • Savoir que janvier ne réclame pas ce que réclame juillet, c'est de la skincare.

Au Château Montrose, chaque morceau de terre semble destiné à la vigne. Enfin presque. Lorsque Martin et Olivier Bouygues reprennent ce Second Grand Cru Classé de Saint-Estèphe en 2006, dix hectares restent en prairie parce que leur sol, trop fertile, convient mal à la vigne, qui donne justement le meilleur d’elle-même lorsqu’elle doit aller chercher ses ressources en profondeur. Une quinzaine d’années plus tard, Charlotte Bouygues regarde cette anomalie autrement.

La beauté lui trotte déjà dans la tête depuis longtemps : après ses études, elle passe trois ans chez L’Oréal à New York, puis rejoint TF1, tout en mûrissant pendant près de dix ans l’idée de créer sa propre maison. Un article consacré à Carole Bamford et à la ferme anglaise Daylesford lui donne une piste : pourquoi ne pas partir, elle aussi, de la terre pour imaginer un art de vivre ? Elle revient alors à Saint-Estèphe et transforme la prairie familiale en terrain d’expérimentation. Sur les dix hectares sont cultivées des plantes en agriculture régénératrice, avec rotations des cultures et attention portée à la vie du sol, elles deviennent ensuite la matière première des soins, dont les actifs sont extraits et les formules développées dans un laboratoire installé directement sur le domaine.

Dix Hectares appelle son approche la « géodermie » : considérer la terre et la peau comme deux écosystèmes vivants et faire évoluer les rituels avec les saisons. Et l’histoire se termine, pour l’instant, rue de Sèvres. En 2026, Dix Hectares entre au Bon Marché, où Charlotte raconte que sa grand-mère l’emmenait enfant regarder les vitrines et faire les courses, un rituel qu’elle reproduit aujourd’hui avec ses propres enfants.

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