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Ne trouvez-vous pas que certaines histoires sont faites pour exister? Tout y concourt, l'élégance comme la joie. Encore faut-il avoir hérité du bon surnom. "Paulinette"… "Linette".. aurait donné une tout autre adresse. Une pizzeria près de Wisteria Lane, sans doute.
Sa mère salvadorienne l’appelait Carlotta. Quelques décennies et trois lettres en moins plus tard, Charlotte Bereaud en fait le nom de son premier restaurant. Issue d’une famille de restaurateurs, elle connaît déjà bien les salles parisiennes. Elle est notamment passée par Baccarat, puis Prunier aux côtés de Yannick Alléno, avant d’ouvrir Lotta au printemps 2026, à quelques pas du Palais-Royal et du Louvre.
Pour le décor, l’architecte Juliette Rubel regarde du côté des halls d’immeubles milanais des années 1960 et 1970, et du travail de Luigi Caccia Dominioni. Lotta se déploie sur trois niveaux : travertin rouge et beige, bois, miroirs, métal, céramique sang-de-bœuf, chaises chromées, cuisine ouverte face à une grande table d’hôte, puis mezzanine et bar à l’étage. Milan, entre le miracle italien et les soirées du Bar Jamaica (1965-1975).
Dans cette cuisine ouverte officie Zoumana Meïté, ancien chef itinérant passé notamment par la Suisse, Saint-Barthélemy et New York. Sa carte pioche autour de la Méditerranée : beignets de fleurs de courgette, moules en escabèche, ravioli à la tomme de brebis et poivrons confits, spaghetti à l’encre de seiche, auxquels s’ajoutent des plats français à partager. Même l’affogato revisite les recettes de la nonna avec une glace au café accompagnée de crème au foin.
Et Lotta change légèrement de rythme avec l’heure. Le midi, formule courte, le soir, bougies et DJ sets accompagnent le service.