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"Ce soir
Je t'ai frôlé
Dans des draps
À caractère
Une percale fraîche
Ma peau à l'écoute
Mes yeux fermés."
Accompagnée d’une vague de questions, fiévreuse de sommeil et de passion, j'envoyais ce message à celui qui n'était plus là. Ma pensée était en chantier, et quelque chose me percutait dans ces draps sans plis. La magie que je cherchais tant se trouvait dans ce que j'évitais. L'homme qui me paraissait douloureux, pourtant harmonieux. Les draps que la trentaine me poussait à retrouver après minuit, et à quitter le plus tôt possible.
Peut-être est-il temps de retrouver les allées du sommeil, les chaleurs qui s'immiscent longtemps dans le corps, les joues rougies par la magie d'une nuit ou d'un cœur apaisé. Le bonheur ne se cache-t-il pas toujours quelque part, au coin de l'oreiller ?
Percale ou satin ? La première est mate, légère et fraîche ; le second, plus dense, est doux, soyeux et enveloppant. Chez Bonsoirs, cela donne 120 fils/cm² pour la percale et 200 pour le satin, toujours en coton longues fibres. En 2017, Nicolas Morschl veut justement rendre ce linge de lit haut de gamme plus accessible.
Pour trouver le bon tissu, il consulte plus de quarante fournisseurs et accumule pendant des mois tellement d’échantillons que son appartement finit, selon lui, par ressembler à une blanchisserie. Il organise même des tests à l’aveugle avant d’arrêter son choix. Aujourd’hui, la percale et le satin sont confectionnés majoritairement en France, mais aussi en Inde, tandis que le lin français est travaillé au Portugal.
Draps, housses de couette et taies ont depuis fait de la place aux serviettes, peignoirs et autres textiles de la maison. Reste à choisir son camp : chambre fraîche en percale ou nuit cinq étoiles en satin.
Et pour ce qui est du bonheur, Bonsoirs y contribue. Douillettement.