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Au départ, personne n’avait prévu que nous repartirions avec. Lorsque Zied Ben Amor et Jean-Marc Fellous imaginent Baziszt, leurs premières chemises brodées sont destinées aux hommes. L’idée elle-même est née assez loin de Paris : pendant la période du Covid, les deux hommes se retrouvent bloqués dans un hôtel en Australie et remarquent du linge de maison brodé à la main au point de croix. Pour Zied, ancien ingénieur en mathématiques appliquées passé par dix années de data et de conseil, le détail réveille toute une mémoire textile.
En Tunisie, sa mère possédait un métier à tisser, ses tantes fabriquaient des couvertures en laine et certains motifs qu’il dessine aujourd’hui reprennent ceux des tapis de son enfance. Il chine aussi dans les brocantes, fouille le linge ancien et avoue pouvoir passer une journée entière chez des amis à explorer leurs dressings en quête d’un motif ou d’une couleur.
En 2021, Baziszt naît ; les premières chemises arrivent ensuite, brodées à la main, avec des fleurs, oiseaux, perles et références aux tatouages berbères aperçus autrefois sur le visage de sa grand-mère. Puis quelque chose d’imprévu se produit : les femmes commencent à les porter. La même chemise passe d’un homme de 25 ans à une femme de 40 ou 50 ans, racontent les fondateurs, et le vestiaire devient progressivement unisexe. Zied avait même prévu les poches, presque systématiques, parce qu’une grande chemise peut, selon lui, remplacer le sac à main. Une attention particulièrement appréciable lorsqu’à huit heures du matin, on n’avait prévu de repartir qu’avec ses clés.
Taste
Baziszt · The morning after · His shirt · Borrowed, never returned · 8 AM · Walk of shame, but chic · Oversized shirt · Boyfriend shirt · Unisex wardrobe