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Il faudrait idéalement quelques week-ends à Copenhague, Paris, Stockholm ou Lisbonne, beaucoup de bonnes adresses et une certaine patience pour rencontrer tous les artisans réunis par Modern Metier. Minh Ngo s’en charge. Elle a imaginé son concept store comme un carnet d’adresses du design européen, avec une attention particulière portée non seulement à l’objet, mais à la personne qui sait le fabriquer : petits ateliers, productions limitées, matériaux locaux et pièces parfois réalisées uniquement lorsqu’elles sont commandées. Son obsession pour les métiers est d’ailleurs contenue dans le nom même de la maison.
Puis, en 2024, une rencontre fait légèrement évoluer son rôle. Minh approche la designer Léa Zeroil avec l’idée de présenter son travail sur Modern Metier ; la conversation se termine finalement par l’envie de créer quelque chose ensemble. Elles imaginent Solstice, première collection propre du concept store. Léa y rassemble des souvenirs de son enfance en Corse, de ses étés au Maroc et d’un voyage en Égypte, l’applique Libra puise notamment dans l’iconographie égyptienne, avant de confier la fabrication des six pièces à des artisans en France et au Portugal.
Modern Metier est ainsi passé de l’adresse où l’on découvre les trouvailles des autres à celle qui commence aussi à provoquer les rencontres dont naîtront les prochaines. Un gain de quelques billets d’avion et d’un nombre considérable d’onglets ouverts.
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