Louise Damas aurait-elle quitté la Sorbonne à cause de Salammbô ?
Flaubert lui inspire Salammbô, sa première pièce ; ses amies passent commande, les marchés de créateurs suivent et, en 2012, la littérature finit par devenir une marque de bijoux.
Au début des années 2010, Louise Damas étudie les lettres modernes à la Sorbonne. Elle aime la littérature, mais aussi fabriquer des choses de ses mains. Pour concilier les deux, elle prend une habitude assez singulière : écouter les classiques de son programme en livres audio pendant qu’elle confectionne ses premiers bijoux.
Un soir, Flaubert s’en mêle. Dans Salammbô, les descriptions de bijoux et de « rivières » de pierres portées par l’héroïne lui donnent envie d’imaginer la parure qu’elle aurait elle-même créée pour le personnage. Elle la baptise naturellement Salammbô. Ce sera son premier bijou — et le début d’une méthode.
Ses amies commencent à lui passer commande. Louise vend ensuite ses créations sur des marchés de créateurs, ouvre un compte Instagram puis un premier site bricolé avec l’aide d’une amie. À la fin de sa licence, les commandes sont devenues suffisamment nombreuses pour qu’elle prenne une année de césure avant son master. Elle ne retournera finalement pas à l’université.
La littérature, elle, ne disparaît pas pour autant. Phèdre, Paquita, Lolita ou les héroïnes de Stefan Zweig deviennent à leur tour des points de départ pour ses collections. Certaines clientes lui écrivent même après avoir acheté une pièce pour lui raconter qu’elles sont allées lire le roman dont elle porte le nom.
Plus d’une décennie plus tard, les bijoux sont toujours travaillés dans son atelier parisien et la marque continue de revendiquer cette irrégularité comme partie intégrante de son langage.
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