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J'ai besoin de partir, pour mieux revenir. Idéalement quelque part au soleil, derrière de très vieux murs, avec son téléphone en mode avion et quelqu’un d’autre chargé de préparer le petit déjeuner.
Direction Nice, donc, et l’Hôtel du Couvent.
Installé dans un ancien couvent au-dessus de la vieille ville, l’hôtel compte 88 chambres et suites et cultive avec beaucoup de sérieux l’art de ne plus avoir grand-chose à faire. Un hectare de jardins descend en terrasses vers la Méditerranée, avec potager, herboristerie et couloir de nage de vingt mètres. Le pain est pétri et cuit sur place, tandis qu’une ferme de l’arrière-pays niçois fournit aux cuisines fruits, légumes et œufs.
Mais le meilleur argument pour annuler le programme de la journée se trouve peut-être sous terre. Inspirés des bains antiques de Cimiez, les Thermes du Couvent déroulent leur propre rituel romain : tepidarium, caldarium, frigidarium, grand bassin et soins, auxquels s’ajoute un studio consacré au mouvement, du Pilates à la méditation.
On pourrait évidemment sortir. Descendre jusqu’au Cours Saleya, se baigner dans la Méditerranée, voir Matisse ou Chagall, dîner quelque part dans la vieille ville. Tout est à portée de promenade.
Mais entre un déjeuner à la Guinguette au milieu du potager, quelques longueurs, un passage aux bains et un dernier verre dans le cloître, une question finit nécessairement par se poser : était-il vraiment indispensable de quitter le couvent ?
Taste
Old Nice · Monastic chic · Roman baths · Mediterranean gardens · Long lunches · Quiet luxury · Disappearing for the weekend