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Camille Omerin n’avait pas de business plan pour devenir hôtelière, elle raconte même n’avoir « jamais imaginé ouvrir un hôtel ». Et puis il y a cette maison de maître à Verneuil-sur-Avre : une demeure de près de 140 ans, façade de briques aux influences normandes, reliefs inspirés de Viollet-le-Duc et grande verrière donnant sur le jardin. Un matin, dit-elle, ouvrir un hôtel devient simplement une évidence. Elle décide alors de ne pas seulement restaurer la maison mais d’en faire une demeure d’art, pensée comme un projet artistique jusque dans ses moindres détails.
Camille esquisse elle-même une partie du mobilier et réunit autour d’elle des artistes dont elle aime autant le travail que la personnalité. Dans les 17 chambres et les salons, œuvres, fresques et pièces sur mesure prennent ainsi la place des habituels codes de l’hôtellerie. Sous la verrière aux ferronneries inspirées d’Eiffel, Ségolène Derudder déploie des peintures murales nourries de mythologie grecque, dans le jardin, l’artiste Ben Arpéa pousse l’idée un peu plus loin en installant Un printemps en Normandie directement au fond du bassin extérieur, on peut donc littéralement nager dans une œuvre. Puis il reste à dîner, prendre un verre sous la verrière et dormir dans l’une des chambres Palette ou suites Rêverie.
Tout cela à environ une heure de Paris, selon l’hôtel. De l’imprudence, finalement, de visiter une vieille maison normande lorsque l’on est amoureuse en puissance.
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